Hela Bahri
Fondatrice de Hé-là Parentalité
Consultante en parentalité consciente & Régulée.
Le trop-plein
Je suis tombée dans une forme d’hyper maternité.
Je voulais tout bien faire.
Être présente.
Comprendre.
Anticiper.
Donner.
Toujours plus.
Mais lui…
grandissait.
Et avec lui, quelque chose changeait.
Il s’opposait.
Il questionnait.
Il refusait ce qui n’avait pas de sens.
Et moi, en face…
je ne comprenais plus.
LA PENSÉE INTERDITE
Un jour, une pensée m’a traversée.
Presque en riant.
Presque en chuchotant.
“J’aimerais me désabonner…
comme on se désabonne du magazine BonPrix.”
Ce n’était pas un départ.
Ce n’était pas un rejet.
Je n’ai jamais voulu quitter mon rôle de maman.
Ce rôle… le plus beau cadeau que la vie m’ait offert.
Mais c’était un appel.
Un besoin d’air.
Un besoin de recul.
Un besoin d’espace.
LE DÉBORDEMENT
Je ne comprenais plus.
Pourquoi j’étais comme ça ?
Pourquoi je me sentais comme ça ?
Pourquoi ça ne marchait pas ?
Malgré l’amour.
Malgré les efforts.
Malgré les sacrifices.
Pourquoi j’avais l’impression de parler…
face à un mur sans écho ?
Mon hyper maternité.
Rien que mettre un mot dessus
a été un premier soulagement.
Mais elle m’a poussée à bout.
Jusqu’à dire, presque pour rire :
“C’est où qu’on coche pour se désabonner ?”
Alors qu’au fond…
c’était un cri.
Je ne savais plus comment contenir tout ça.
ÉCRIRE POUR TENIR
Alors j’ai écrit.
Beaucoup.
J’ai même imaginé un jour un titre :
Le droit de ne pas être maman.
Un titre fort.
Presque dérangeant.
Mais derrière…
c’était surtout un besoin de déposer.
Un espace pour laisser sortir :
mes révoltes.
mes contradictions.
mes émotions étouffées.
Le livre n’a jamais vu le jour.
Il est devenu autre chose.
Un journal.
Comme un album.
Pas celui des moments parfaits.
Mais celui qui garde
la trace de nos failles.
de nos limites.
de nos vulnérabilités.
Et puis… quelque chose s’est apaisé.
RESTER
Et au milieu de tout ça…
une évidence.
J’aime être maman.
J’aime être la maman de cet enfant.
Cet enfant qui est venu à moi.
Que j’ai voulu.
Cet enfant qui me donne des ailes…
et des cheveux gris en même temps.
Cet enfant qui porte mon ADN…
et qui donne sens à ma vie.
Même quand il me renvoie
tout ce que je ne voulais pas voir pour lui…
ni même envisager.
Mais j’ai cessé de l’idéaliser.
Ce deuil-là… je l’ai traversé.
Et derrière, il n’y a pas une perte.
Il y a une renaissance.
La sienne.
Et la mienne.
Alors j’ai choisi.
De rester.
AUTREMENT
Rester…
mais autrement.
Je n’ai pas pris congé de ma maternité.
J’ai pris congé
de mes émotions exacerbées.
J’ai commencé à travailler sur moi.
À prendre du recul.
À demander de l’aide.
À m’entourer.
À comprendre.
À lâcher.
J’ai arrêté d’être
le soleil
qui devait tout éclairer.
Je suis devenue…
l’étoile du berger.
Celle qui guide…
sans brûler.
Je pense à Rozen, la femme qui m’a accompagnée à un moment où je n’avais plus les mots.
Pour toi
Peut-être que tu ne l’as jamais dit.
Peut-être même
que tu ne t’es jamais autorisé.e à le penser.
Mais si un jour, toi aussi,
tu t’es dit :
“Je voudrais juste me désabonner… un instant”
Alors tu n’es pas seul(e).
Et ça ne fait pas de toi
un mauvais parent.
Ça fait de toi…
un parent qui tient.
Même quand ça déborde.
💛
👉 Et toi…
Est-ce que tu t’es déjà senti(e) comme ça ?
Je serais touchée de lire ton ressenti en commentaire.
Blog Hé-là Parentalité
Si ce témoignage fait écho à votre propre chemin,
je suis disponible pour en parler.
Pas pour donner des leçons. Mais pour cheminer avec vous.
Retrouvez moi sur Instagram, je raconte des Z'Anecdotes souvent étouffées.


Merci. Je t’embrasse 😘
Oui… ce “seule à l’intérieur”, on est nombreuses à le porter en silence.
Et déjà, le fait de le nommer, de le partager comme tu viens de le faire… ça ouvre une brèche.
On n’est peut-être pas si seules que ça finalement
Hé-là… on avance, ensemble. ✨